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Clafoutis Chocolaté aux Figues

À quelques jours de novembre, je me suis laissé tenter par les dernières figues trouvées sur le marché. Il était temps ! Elles ont terminé dans un clafoutis au chocolat. Souvenez-vous, je vous avais proposé une version avec du raisin blanc quelques semaines plus tôt. L'accord chocolat et figue est excellent, et l'été suivant, je comptais tester la recette avec du chocolat blanc.

Clafoutis chocolaté aux figues en ramequin

Préparation
20 minutes
Cuisson
35 minutes
Portions
6 personnes
Difficulté
Facile

Ingrédients pour 6 personnes

  • 25 cl de lait
  • 70 g de chocolat 66 % (Valrhona Caraïbes)
  • Une ½ fève tonka (option)
  • 2 œufs
  • 75 g de sucre semoule
  • 75 g de farine
  • 1 cuil. à café de cacao en poudre amer Vanhouten
  • 12 figues
  • Beurre pour les ramequins
  • Sucre glace

Préparation du clafoutis aux figues

  1. Préchauffez le four à 180 °C. Râpez le chocolat et la demi-fève tonka dans un bol.
  2. Portez le lait à ébullition, versez-le sur le chocolat et la fève tonka, puis mélangez à la spatule. Laissez tiédir.
  3. Dans une jatte, travaillez les œufs et le sucre. Incorporez la farine et le cacao en poudre, puis fouettez énergiquement pour former une pâte.
  4. Incorporez progressivement le lait chocolaté en mélangeant.
  5. Beurrez les ramequins. Découpez les figues en quartiers et répartissez-les dans les ramequins, en les remplissant aux trois quarts.
  6. Couvrez avec l'appareil à crème et cuisez au four à 180 °C pendant 35 à 40 minutes.
  7. Vérifiez la cuisson avec la pointe d'un couteau, puis laissez tiédir et saupoudrez de sucre glace avant de servir.

Ramequins de clafoutis aux figues et au chocolat à la sortie du four

Clafoutis chocolaté entamé, quartiers de figue fondants

Le lait bouillant versé sur le chocolat râpé

Râpé, le chocolat fond instantanément et de façon homogène au contact du lait chaud, sans passer par le bain-marie. La fève tonka, râpée en même temps, infuse dans le lait et libère tout son parfum. Laissez ensuite tiédir avant de mêler ce lait chocolaté aux œufs : trop chaud, il commencerait à les cuire et l'appareil prendrait une texture grumeleuse. Versez-le en plusieurs fois sur la pâte œufs, sucre et farine, en fouettant entre chaque ajout ; en commençant par une pâte épaisse puis en la détendant peu à peu, vous évitez les grumeaux de farine.

Des figues mûres, mais pas trop

En fin de saison, choisissez des figues souples sous le doigt, à la peau intacte et légèrement fripée près de la queue, signe qu'elles sont bien sucrées. Trop molles, elles rendent beaucoup de jus à la cuisson et détrempent le clafoutis. Rincez-les rapidement, essuyez-les et coupez-les en quartiers sans les peler : la peau fine des figues violettes tient bien au four et donne une jolie couleur.

La fève tonka, une option parfumée

Cette graine noire et ridée se râpe comme une noix de muscade. Elle rappelle à la fois la vanille, l'amande et le caramel, et se marie très bien avec le chocolat noir. Elle est puissante : une demi-fève suffit pour tout le clafoutis, et on l'emploie toujours avec modération. Sans fève tonka, une gousse de vanille fendue et infusée dans le lait fera très bien l'affaire. J'aime aussi ce parfum dans ma crème brûlée au chocolat et fève tonka.

Une cuisson qui reste moelleuse

La pointe du couteau doit ressortir à peine humide, avec quelques traces de chocolat fondu : le centre du clafoutis doit rester tendre et légèrement tremblotant. Une cuisson prolongée le dessèche et le rend élastique. Les ramequins individuels cuisent plus régulièrement qu'un grand plat et se servent sans découpe. Je vous conseille de consommer le clafoutis tiède, saupoudré de sucre glace, avec une crème anglaise.

Varier les fruits et le chocolat

Le même appareil accueille d'autres fruits : du raisin blanc, comme dans ma première version, des quartiers de poire ou des cerises. Avec un chocolat blanc, l'ensemble devient plus doux et plus lacté ; réduisez alors un peu le sucre. Les amateurs de desserts chocolatés à la cuillère trouveront aussi leur bonheur avec ma crème au chocolat « grand-mère ».

Classée dans Chocolat Gâteaux

À propos de Fabrice

Fabrice

Fabrice

Né en 1971 en Bourgogne, Fabrice a appris à cuisiner en famille avant l’École hôtelière de Paris. Acheteur pendant dix ans pour un groupe de restaurants parisiens, il signe ici une cuisine de saison et du marché, nourrie de ses voyages.

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