Servi chaud ou froid, l’artichaut est un mets savoureux. Il est moyennement énergétique et fournit essentiellement des glucides, dont la moitié se trouve sous forme d’inuline. Ce sucre, que l’on trouve également dans les salsifis ou les topinambours, lui donne une saveur sucrée très caractéristique. L’inuline n’est que partiellement digérée : une consommation excessive peut provoquer des ballonnements et une gêne intestinale. Riche en potassium, l’artichaut a aussi une action diurétique.
Un bouton de fleur que l’on mange avant qu’il s’ouvre
Ce que nous mangeons est le bouton floral d’une grande plante cousine du chardon, cueilli avant son épanouissement. Les « feuilles » sont en réalité des bractées, charnues à leur base. Au centre se trouve le foin, qui deviendrait une fleur violette si on laissait la plante fleurir. Dessous se cache le fond, la partie la plus tendre et la plus recherchée.
Deux grandes familles se partagent les étals. Les gros artichauts ronds, comme le camus de Bretagne, se cuisent entiers et se dégustent feuille à feuille. Les petits violets, dont l’artichaut poivrade, sont si tendres qu’ils se mangent crus, émincés finement, ou poêlés en quartiers.
Choisir et garder un artichaut
Un bon artichaut est lourd pour sa taille, avec des bractées serrées, bien fermées, qui cassent net quand on les plie. Les pointes ne doivent être ni noires ni desséchées. La tige, quand elle est encore là, doit être ferme : c’est un signe de fraîcheur facile à vérifier.
Je le garde quelques jours dans le bac à légumes du réfrigérateur, ou la tige trempée dans un verre d’eau, comme un bouquet. Une fois cuit, il se consomme rapidement, dans la journée ou le lendemain, bien couvert au frais.
Cuire un artichaut entier sans qu’il noircisse
La vidéo ci-dessous montre les gestes d’un professionnel pour préparer des artichauts entiers.
