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Confiture de coing aux abricots et figues séchés

Confiture de Coing aux Abricots et Figues Séchés

Huit coings pelés, un kilo de sucre et le jus de deux citrons suffisent pour quatre pots de confiture coing abricots figues : les fruits séchés entrent à la toute fin, coupés en dés, pour garder leur mâche. Cette recette facile de confiture d'automne prend 45 minutes de préparation et 40 de cuisson ; le commentaire du cuisinier sur la texture suit chaque étape.

Pour 4 pots de 250 g
8 coings (1 kg net), 1 kg de sucre cristallisé, 2 citrons, 50 g d'abricot sec, 50 g de figues séchées.
Le geste qui compte
Arrêter la cuisson quand une cuillerée de confiture fige sur une assiette froide, puis ajouter abricots et figues pour un seul bouillon.

Les ingrédients de la confiture de coings aux fruits secs

La confiture de coing aux abricots et figues séchés repose sur un fruit d'automne riche en pectine, ce qui la rend facile à faire prendre sans gélifiant ajouté. Le coing se récolte d'octobre à novembre ; dur et âpre cru, il devient fondant et parfumé à la cuisson. Abricots et figues apportent une note de fruit d'hiver sur la tartine : ils ne sont pas indispensables, mais ils changent la confiture de coings classique en une version plus riche.

  • 8 coings
  • 1 kg de sucre cristallisé
  • 2 citrons
  • 50 g d'abricot sec
  • 50 g de figues séchées

Chaque ingrédient a un rôle. Le sucre assure la conservation et la prise, le jus de citron empêche le coing de noircir et renforce le gel, abricots et figues donnent du relief. Pour une version plus douce, une gousse de vanille fendue peut cuire avec le sirop : elle se marie bien avec l'abricot et ne masque pas le parfum du coing. Des produits frais comptent autant que la méthode : un coing bien jaune, encore ferme et très parfumé donne une confiture plus aromatique qu'un fruit cueilli vert.

Cette confiture de coing se sert au petit déjeuner sur une tartine beurrée, au goûter des enfants ou en dessert avec un yaourt nature. Sa texture de tartinade dense accompagne aussi un plateau de fromage de brebis, à la manière du membrillo espagnol, et garnit des fonds de pâtisserie comme une tarte sablée ou des sablés fourrés. Une pincée d'épice, cannelle ou clou de girofle, rappelle la cuisine à l'ancienne des confitures de grand-mère.

Préparer et cuire la confiture de coing pas à pas

La recette de confiture de coing commence par la pesée : 8 coings donnent environ 1,7 kg bruts et 1 kg net une fois épluchés et débarrassés du cœur. Ce kilogramme de chair sert de référence pour le sucre, à poids égal.

  1. Éplucher les coings, retirer le cœur et couper la chair en dés. Les plonger au fur et à mesure dans un récipient d'eau froide additionnée du jus d'un citron pour éviter l'oxydation.
  2. Verser le sucre, 30 cl d'eau et le jus du second citron dans une casserole. Porter à ébullition et cuire 5 minutes pour obtenir un sirop.
  3. Ajouter les dés de coing égouttés et cuire environ 35 minutes à frémissement, en remuant de temps en temps.
  4. Tester la prise : déposer une cuillère à café de confiture sur une assiette froide. Si elle fige, la cuisson est terminée. Mixer alors la confiture.
  5. Incorporer les abricots et les figues coupés en dés, donner un bouillon et retirer du feu.
  6. Verser la confiture chaude dans des pots propres, fermer fort et retourner les pots tête en bas pendant 15 minutes, puis les remettre à l'endroit.

Commentaire sur la texture : mixer ou garder des morceaux

Le mixage de la confiture de coing donne une texture proche de la pâte de coing, lisse et dense, que les dés d'abricot et de figue viennent ponctuer. Garder des dés entiers produit une confiture plus rustique : dans ce cas, couper le coing en cubes réguliers pour qu'ils cuisent tous au même rythme. Les deux versions se conservent de la même façon ; seule la tartinabilité change.

Confiture maison trop liquide ou trop ferme : que faire ?

Une confiture maison trop liquide au refroidissement manque de cuisson ou d'acidité, rarement de sucre dans cette recette. Remettre la confiture dans la casserole, ajouter le jus d'un demi-citron et cuire de nouveau quelques minutes, en refaisant le test de l'assiette froide. Le thermomètre de cuisine aide aussi : la plupart des confitures prennent autour de 105 °C. Autre astuce simple : une soucoupe gardée au congélateur pendant la préparation rend le test de l'assiette plus net.

Avec le coing, le problème inverse est plus fréquent. Le fruit contient tant de pectine qu'une cuisson prolongée donne une masse compacte, presque une pâte de fruit. Pour assouplir une confiture trop ferme, la réchauffer avec un peu d'eau bouillante en remuant, puis remettre en pots propres. Ce commentaire vaut pour toutes les recettes de confiture à base de coing, de pomme ou de groseille, trois fruits riches en pectine.

Abricot et figue : deux fruits séchés, deux rôles

L'abricot sec apporte de l'acidité et une couleur orangée qui tranche sur le jaune ambré du coing. La figue apporte du sucré, du moelleux et le croquant de ses graines. Ajoutés en fin de cuisson, ces fruits se réhydratent dans la confiture chaude sans se défaire. Les cuire trente minutes avec le coing les réduirait en purée et brunirait la confiture.

Cette association d'abricot et de figue se retrouve dans d'autres recettes du blog. La confiture de figues fraîches se prépare à la fin de l'été avec le fruit entier, tandis que la confiture pêche et abricot au romarin utilise l'abricot frais en pleine saison. Une confiture d'abricot classique, sans coing, prend moins bien et demande souvent plus de cuisson.

Combien de temps se garde la confiture de coing ?

La confiture de coing aux abricots et figues se garde un an, pots fermés, à l'abri de la lumière et dans un endroit frais. Le retournement des pots chauds crée un vide d'air qui assure la fermeture ; des pots et couvercles ébouillantés à l'eau bouillante juste avant le remplissage limitent le risque de moisissure. Une fois le pot ouvert, la confiture se conserve au réfrigérateur et se consomme dans les semaines qui suivent.

Un couvercle bombé, une odeur de fermentation ou une moisissure en surface imposent de jeter le pot entier : retirer la partie visible ne suffit pas. Noter la date de fabrication sur chaque pot évite d'oublier un bocal au fond du placard.

Variantes d'automne autour du coing

La recette de confiture de coing se décline selon les fruits du moment. Quelques pistes testées par les amateurs de confiture extra, à la part de fruit élevée :

  • Coing et vanille : une gousse de vanille dans le sirop, sans fruits séchés, pour une confiture douce et ronde.
  • Coing et pomme : moitié coing, moitié pomme, pour une texture plus légère et un goût moins marqué.
  • Coing et orange : le zeste et le jus d'une orange à la place d'un citron, pour une version de fin d'année.
  • Gelée de coing : seul le jus, filtré, cuit avec le sucre ; plus longue à faire, elle donne une gelée translucide.

D'autres fruits de saison prennent le relais selon les mois : une confiture de myrtille en plein été, la rhubarbe au printemps. Toutes les idées de pots sont réunies dans la rubrique confitures de La Cuisine de Fabrice, classées par fruit, de la poire à la myrtille.

Questions de cuisson sur la confiture coing abricots figues

Peut-on réduire la quantité de sucre ?

La quantité de sucre peut baisser d'environ un quart sans empêcher la prise, car le coing apporte beaucoup de pectine. La confiture se garde alors moins longtemps une fois ouverte et doit rester au réfrigérateur.

Faut-il éplucher les coings ?

Les coings s'épluchent pour cette confiture, car la peau reste ferme et le duvet donne de l'amertume. Les pelures et les cœurs peuvent cuire dans un peu d'eau pour en tirer un jus riche en pectine, à ajouter au sirop.

Peut-on remplacer les figues séchées par des figues fraîches ?

Les figues fraîches remplacent les figues séchées si elles cuisent dix minutes avec le coing, car elles rendent de l'eau. Leur goût est plus discret ; la version d'origine reste plus concentrée.

Classée dans Confitures

À propos de Fabrice

Fabrice

Fabrice

Né en 1971 en Bourgogne, Fabrice a appris à cuisiner en famille avant l’École hôtelière de Paris. Acheteur pendant dix ans pour un groupe de restaurants parisiens, il signe ici une cuisine de saison et du marché, nourrie de ses voyages.

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