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Restaurants à Strasbourg et sa Région

Restaurants à Strasbourg et sa Région

Trente restaurants à Strasbourg et dans ses environs composent ce carnet, de la winstub de la Petite France à la grande table étoilée. Chaque avis décrit le cadre, le service et le plat qui fait la réputation de l'adresse, classé par style de cuisine pour choisir vite où réserver.

Pour les spécialités alsaciennes, les winstubs du centre historique restent la valeur sûre ; pour un repas rapide, les tartines et assiettes du quartier de la cathédrale ; pour une soirée gastronomique, les jeunes chefs et les maisons étoilées du Guide Michelin.

Le carnet date de 2009, revu en 2023 : certaines maisons ont changé de chef ou fermé depuis, d'où l'intérêt de vérifier les horaires avant de partir.

Quels sont les meilleurs restaurants à Strasbourg selon le style de table ?

Les meilleurs restaurants de Strasbourg ne se comparent pas entre eux : une winstub, un bistrot et une maison étoilée répondent à des envies différentes. Le tableau classe les adresses du carnet par style, avec le niveau de budget à prévoir, du plus abordable au plus élevé. Ceux qui hésitent entre plusieurs villes trouveront aussi les restaurants classés par ville ou région, de Biarritz à Ibiza.

StyleCe qu'on y mangeBudgetAdresses du carnet
Restauration rapideAssiettes garnies, tartinesModéréHK, L'Épicerie, Secrets de Table
WinstubChoucroute, tarte flambée, plats régionauxModéré à intermédiaireAu Clou, Au Pont Corbeau, Maison Kammerzell
Petit resto, bistrot, brasserieOnglet, recettes revisitéesModéréLe Fossile, Au Petit Tonnelier, La Bourse
Italien, indien, libanaisAntipasti, pizza, curry, mezzeModéré à intermédiaireLa Grappa, Le Penjab, Au Petit Mezze
Table bourgeoise, jeune chefProduits du marché, assiettes soignéesIntermédiaire à élevéLa Ferme de Suzel, L'Atelier du Goût, Le Pont aux Chats
Restaurant gastronomique étoiléMenus dégustationÉlevéLa Casserole, Umami, Au Cygne, L'Arnsbourg

Où manger des spécialités alsaciennes à Strasbourg ?

Les spécialités alsaciennes se mangent d'abord dans une winstub, la taverne à vin traditionnelle de la région : boiseries, tables serrées, carte courte de plats régionaux et vins des producteurs voisins. La gastronomie alsacienne y garde ses classiques, de la choucroute au baeckeoffe, et la réservation s'impose le week-end.

Au Clou, près de la cathédrale

Au Clou, une winstub à quelques pas de la cathédrale, réunit surtout des Strasbourgeois qui apprécient l'humour du patron. Le décor de boiseries impose une forte promiscuité, l'ambiance reste chaleureuse et la carte aligne les spécialités à ne pas manquer lors d'une visite. Réservation obligatoire le week-end.

Au Pont Corbeau, sur les quais

Le restaurant Au Pont Corbeau attire locaux et touristes dans une petite salle aux boiseries et aux lithographies humoristiques, quai Saint-Nicolas. Le patron, présent en salle, choisit ses charcuteries et ses vins chez les producteurs locaux ; les assiettes suivent le marché et la carte des vins réserve de belles découvertes.

Maison Kammerzell, sur le parvis

La Maison Kammerzell doit sa renommée à son architecture à colombages du XVIe siècle et à ses salons décorés au début du XXe siècle, face à la cathédrale. Les recettes alsaciennes y restent sans prétention ; la choucroute aux poissons mérite le détour.

Le Marronnier et La Cour des Chasseurs, aux portes de la ville

Le Marronnier, à Stutzheim-Offenheim, à dix minutes de Strasbourg, occupe une immense ferme du XVIIe siècle capable de servir jusqu'à 450 repas en soirée sans que les petites salles en enfilade, décorées comme des maisons de poupées, le laissent deviner. La tarte flambée, le cordon bleu au munster, le waedele et les röstis y sont copieux ; le service, efficace, n'a guère le temps de s'attarder, et certaines sauces paraissent peu « maison ».

La Cour des Chasseurs, à La Wantzenau, traduit sa carte en français pour les non-initiés : jarret de porc pour waedele, quenelles de foie pour leverknepfle. Les grandes salles à poutres sont typiques mais sommaires, la table bonne sans être exceptionnelle, et le week-end peut se révéler bruyant.

Lire la carte d'une winstub

Baeckeoffe
Plat de viandes marinées au vin blanc et de pommes de terre, cuit longuement en terrine scellée.
Flammekueche
Nom alsacien de la tarte flambée : pâte fine, crème, oignons et lardons.
Waedele
Jarret de porc, souvent servi avec choucroute ou salade de pommes de terre.
Leverknepfle
Quenelles de foie, pochées puis nappées d'oignons.
Munster
Fromage à croûte lavée des vallées vosgiennes, qui s'invite aussi dans le cordon bleu.

Où manger pas cher dans le centre-ville de Strasbourg ?

Pour manger pas cher dans le centre-ville de Strasbourg, la restauration rapide de qualité passe par les assiettes composées et les tartines du centre historique, puis par quelques petits restos et une brasserie. Ces restaurants abordables privilégient l'efficacité sur le décor.

Assiettes et tartines du midi

HK, rue du Vieux-Marché-aux-Grains, sert « l'assiette repas » : un plat et plusieurs garnitures dont les saveurs font le tour du monde, dans un décor très simple où se croisent toutes les générations ; réservation conseillée le midi. L'Épicerie, rue du Vieux-Seigle, garde le charme d'une épicerie d'avant-guerre et garnit de grandes tartines de pain de campagne de charcuterie, de légumes ou de viande. Secrets de Table préfère des tartines fines et contemporaines, composées de bons produits.

Petits restos et brasserie

Le Fossile, place des Orphelins dans la Krutenau, reste une adresse populaire, courue pour son onglet à l'échalote, au prix d'une salle bruyante et serrée. Petit Ours, installé dans un caveau au décor de chalet, tente des espumas et des mélanges de saveurs qui manquent parfois de relief ; le service ralentit quand la salle est pleine. Au Petit Tonnelier, dans la zone piétonne, change régulièrement de décor et sert des assiettes copieuses de bistrot à la mode. Les Sales Gosses renouvellent leur carte toutes les six semaines en passant d'une région gourmande à l'autre, de la Créole à la Bretagne. La Bourse, grande brasserie à la parisienne place de Lattre-de-Tassigny, sert tard le soir avec un musicien les week-ends.

Tables italiennes, indiennes et libanaises

Les restaurants étrangers du carnet tiennent leur rang à Strasbourg par la qualité des produits plus que par le décor. Pour prolonger la découverte au-delà du Rhin, les restaurants de la Forêt-Noire allemande se trouvent à moins d'une heure de route.

Côté Italie

La Grappa, rue du Vieux-Marché-aux-Vins, ne sert pas de pizza : le patron, aux fourneaux, prépare antipasti, crustacés, poissons et viandes du marché avec raffinement, et le dessert prolonge le voyage. Il Forchettone, à La Wantzenau, propose une carte simple et savoureuse, un beau choix de vins italiens et une terrasse appréciée les soirs d'été. Il Girasole, quai Saint-Nicolas, est sans doute l'adresse pour une pizza généreuse : saumon fumé et jambon de Parme posés en tranches, fonds d'artichaut juste coupés en deux.

Côté Inde

Le Penjab, rue des Tonneliers, joue la carte du restaurant indien gastronomique dans une salle fidèle à un palais, avec un service aussi soigné que le décor ; l'addition peut se révéler élevée. Le Maharaja, quai des Bateliers, ouvert depuis plus de vingt ans à la rédaction du carnet, propose des recettes indiennes traditionnelles dans une ambiance décontractée et des plats à emporter.

Côté Liban

Au Petit Mezze, rue Sainte-Barbe, sert le mezze traditionnel, série d'assiettes froides et chaudes de légumes et de viandes, avec une terrasse dans la rue piétonne en été. Le Sultan compense une salle froide par un accueil sympathique, des mezzes de trois à neuf préparations, des brochettes et un thé à la menthe excellent.

Tables bourgeoises de la Petite France et des environs

Une table bourgeoise, dans ce carnet, désigne une cuisine traditionnelle relevée d'une touche d'originalité, préparée avec des produits nobles et servie dans un beau cadre. La Petite France en concentre plusieurs, les villages voisins aussi.

La Ferme de Suzel, à Ringendorf, rassemble des corps de ferme anciens de bois et de torchis reconstruits par celle qui tenait jadis un salon de thé à la Petite France : nappes de lin brodées, vaisselle ancienne, jardin l'été, et l'impression de dîner chez une amie ; l'après-midi, la tarte à la rhubarbe meringuée accompagne le thé. L'Éveil des Sens, rue Escarpée, et Chut, maison alsacienne devenue hôtel-restaurant rue du Bain-aux-Plantes, misent sur des assiettes soignées dans un cadre intime. La Vignette, petite maison de bois rouge, rappelle les recettes des grands-parents. L'Amuse Bouche reçoit dans un calme où l'on chuchote, La Table de Christophe soigne les produits de saison près de la cathédrale. Hors de la ville, Au Moulin de la Wantzenau occupe un ancien moulin rénové au bord de l'eau ; Le Pont Tournant, au Régent Petite France, offre une terrasse le long du canal.

Ceux qui prolongent le séjour gourmand trouveront les bonnes adresses culinaires de la ville : épiceries fines, fromagers, pâtissiers.

Les jeunes chefs, entre terroir et assiettes inventives

Les jeunes chefs de Strasbourg travaillent la cuisine du marché avec des présentations soignées et des produits de saison. Les Semailles, à La Wantzenau, allient terroir et inventivité dans des assiettes généreuses. L'Écrin des Saveurs accorde un vin au verre à chaque plat. L'Escale au Quai, quai Finkwiller, sert une table subtile et légère au premier étage d'un vieil immeuble, assiettes posées et commentées. L'Atable 77, Grand Rue, surprend par ses présentations. Côté Lac, à Schiltigheim, ouvre une grande terrasse au bord d'un petit lac.

Le Pont aux Chats, dans la Krutenau, revient à un ancien second du Buerehiesel, trois étoiles à l'époque : crustacés et poissons de Quiberon, volailles et légumes des fermes alsaciennes, recettes traditionnelles mises au goût du jour par émulsions et infusions. L'Atelier du Goût, rue des Tonneliers, travaille les légumes bio de la production familiale et passe pour l'adresse incontournable des gourmets. L'Assiette du Vin, cousine tendance du bar à vins, prépare ses assiettes à la vue des clients, Le Gavroche, précurseur de la table du marché, ne compte qu'une vingtaine de couverts.

Restaurants gastronomiques étoilés au Guide Michelin

Les étoiles citées ici correspondent à celles du Guide Michelin au moment de la critique ; la sélection change chaque année, et le site du Guide Michelin donne le palmarès à jour.

La Casserole, rue des Juifs, a reçu sa première étoile en 2008 pour Éric Girardin : décor épuré, service plein d'attention, assiettes imaginatives. Umami, au cœur de la Petite France, décrochait déjà une étoile peu après son ouverture ; René Fieger, passé par le Canada, l'Australie, l'Afrique du Sud et la Chine, y mêle épices asiatiques et gastronomie française. À Colmar, JYS, la maison étoilée de Jean-Yves Schillinger, cache un intérieur contemporain derrière une façade en trompe-l'œil baroque.

À 40 kilomètres au nord, Au Cygne d'Annie et François Paul, deux étoiles, occupait une demeure alsacienne bleue dont le jardin fournit les assiettes. L'Arnsbourg de Cathy et Jean-Georges Klein, trois étoiles au milieu de la forêt de Baerenthal, laissait le souvenir d'une table magique et surprenante, menus « découverte » et « saveur » accompagnés de vin au verre.

Comment réserver une table et vérifier qu'un restaurant est ouvert ?

Réserver une table dans un restaurant à Strasbourg se fait le plus sûrement par téléphone ou sur le site du restaurant, qui publie ses horaires et ses jours de fermeture, souvent le lundi ou le mardi selon les maisons. Pour savoir quel restaurant est ouvert maintenant, la fiche Google de l'établissement et les plateformes de réservation affichent les créneaux en direct.

Les nouveaux restaurants de la ville, du café de quartier à la table du secteur de la gare, se découvrent d'abord dans la presse locale et les sélections annuelles des guides. Les winstubs les plus demandées, comme celles du centre historique, se réservent plusieurs jours à l'avance en saison du marché de Noël. Côté avis, croiser l'avis d'un guide, ceux des clients récents et la carte affichée en ligne évite les mauvaises surprises : un chef qui part change une adresse plus sûrement qu'un décor refait.

À propos de Fabrice

Fabrice

Fabrice

Né en 1971 en Bourgogne, Fabrice a appris à cuisiner en famille avant l’École hôtelière de Paris. Acheteur pendant dix ans pour un groupe de restaurants parisiens, il signe ici une cuisine de saison et du marché, nourrie de ses voyages.

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