Les accidents les plus fréquents dans les métiers de bouche

Les accidents les plus fréquents dans les métiers de bouche

Plus de 20 000 accidents du travail frappent chaque année les professionnels de la restauration en France. Le secteur des métiers de bouche affiche un triste record : près d’un accident sur trois est causé par une chute, selon l’Assurance Maladie. Chiffre clé : ces chutes restent la première cause d’invalidité et d’arrêts prolongés. Mais la liste ne s’arrête pas là : brûlures, coupures, écrasements, lombalgies ou glissades jalonnent le quotidien derrière les fourneaux.

Le top des accidents en cuisine professionnelle

Les statistiques des accidents en cuisine dessinent un classement précis des risques majeurs pour les agents de restauration. En tête : chutes de plain-pied et de hauteur. Suivent les brûlures (huile, vapeur), les coupures (couteaux, mandolines), puis les écrasements et troubles musculo-squelettiques tels que les lombalgies.

Un plat qui tombe, une friteuse renversée ou un sol gras suffisent à provoquer traumatismes et arrêts de travail. À chaque incident, son contexte, mais souvent la même origine : absence d’équipement adapté ou relâchement de la vigilance lors des coups de feu. Les conséquences des chutes : entorses, fractures, longues semaines d’absence.

La chute reste en tête des causes d’accidents. Un sol humide ou souillé multiplie glissades et trébuchements. Les objets oubliés sous une table deviennent de véritables pièges invisibles, surtout quand la cadence s’accélère.

D’où viennent ces accidents du quotidien ?

Pas besoin de drame spectaculaire. Il suffit qu’un liquide échappé forme une tache brillante près des plonges pour déclencher une glissade. Quand la pression monte, un couteau oublié ou une bassine posée trop vite créent une chaîne invisible d’obstacles. Plus de la moitié des chutes proviennent de sols glissants ou souillés. La fatigue et la routine amplifient encore les risques. Il est notamment important de porter des chaussures de sécurité spéciales pour la cuisine dans tous ces environnements afin de réduire considérablement le risque de chute.

Chaussures de sécurité : la parade contre les chutes

En cuisine, la chaussure de sécurité adaptée n’est pas un détail. C’est le premier rempart contre les blessures graves liées aux chutes. Elle protège aussi des brûlures et écrasements. Son efficacité repose sur des critères précis, validés par des normes strictes. Oublier le sabot plastique basique, c’est choisir la sécurité et le confort durable.

Contre les glissades, rien ne vaut l’adhérence. Les semelles antidérapantes résistent à l’eau, aux graisses et aux produits nettoyants. Elles répondent à deux niveaux essentiels : normes SRC et SRA, testées pour accrocher même sur sol huileux ou détrempé.

Orteils protégés et résistance à la chaleur

Autre critère crucial : l’embout de protection. Il limite les dégâts en cas de chocs ou d’écrasements causés par des ustensiles lourds qui chutent.

Les matériaux résistants à la chaleur protègent la plante du pied des brûlures dues aux projections d’huile chaude. Ils favorisent aussi la durabilité et simplifient l’entretien.

Les autres équipements de protection individuelle

D’autres équipements de protection individuelle (EPI) complètent la panoplie anti-accident : gants anti-coupures, tabliers ignifugés, coiffes couvrantes, manchettes anti-brûlures… Ensemble, ils assurent une protection globale contre blessures et traumatismes.

 

Le choix des EPI dépend des tâches et de la configuration de la cuisine. Certains établissements misent sur l’équipement massif, d’autres sur des solutions ciblées. Mais impossible de faire l’impasse : de bonnes chaussures de sécurité restent la base pour prévenir glissades, chutes et trébuchements.

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